
L'histoire : Zack est un employé de bureau médiocre dans une ville sans intérêt et il s'ennuie royalement. Ce que ses collègues ne savent pas, c'est qu'il est aussi un ex-supercriminel dont les pouvoirs ont été neutralisés et qui a été intégré par le FBI dans un programme de protection des témoins. Par hasard, Zack va recouvrer ses anciennes facultés et, par là même, un peu de piment dans sa vie, ce qui ne va pas tarder à faire rappliquer d'autres éléments de son passé.
L'avis : En lisant le pitch de la série, difficile de ne pas penser que Brubaker et Philips nous refont Sleeper à l'envers. Cette fois, pas de super-héros infiltré dans la pègre, mais un ex-criminel rangé des voitures, sous l'étroite surveillance des autorités. Dès le premier chapitre, on retrouve la patte narrative du tandem, bien rodée et presque habituelle maintenant. Malgré tout, j'ai trouve qu'Incognito a un angle d'attaque qui fait que la série a son originalité et sait se démarquer de Sleeper ou Criminal. Et puis, de toute façon, la mécanique de l'histoire fonctionne bien. C'est au final une sorte de pulp moderne, avec quelques scènes assez trash et une belle galerie de personnages. Sean Philips est toujours aussi bon. Sans réellement surprendre par rapport à ce qu'il a l'habitude de faire, je trouve qu'il peaufine toujours son style, en particulier à l'encrage. A noter aussi ses couvertures, splendides. La seule réelle déception de ce premier tome d'Incognito est le dernier des six épisodes. Là où j'attendais un rush final passionnant, j'ai trouvé la conclusion plutôt plate, avec une porte ouverte vers une suite qui ne fait pas vraiment envie. Je sais pourtant que je la lirai, mais, en attendant, j'attends avec plus d'impatience la suite de Criminal.

L'histoire : Plusieurs histoires courtes proposant des éclairages particuliers sur certains protagonistes. Au programme : comment l'Artisan Scott a du faire face à la mise en esclavage des Sunners, en particulier ceux qu'ils aimaient le plus ; pourquoi Michael est arrivée pour la première fois à Providence avec une Bible et une chaussure sans lacet ; comment Marcus a fondé Newbegin, selon la version officielle, mais pas seulement ; pourquoi le Sultan Ameer ne porte pas spécialement Michael dans son cœur.
L'avis : Ce cinquième tome de Wasteland regroupent quatre épisodes publiés initialement au fil de la série, les n°7, 14, 20 et 25. Si ils sont regroupées ici, pour certains bien tard, c'est probablement qu'ils n'ont rien d'indispensable (sauf peut-être le dernier qui pourraient avoir des répercussions plus tard). Cela ne veut pas dire qu'ils n'ont rien d'intéressant. Le scénario, sans être totalement exempt de défauts, reste de bonne facture, et l'ambiance post-apocalyptique est toujours aussi bien rendue.
La grande nouveauté réside surtout dans l'illustration, puisque, pour la première fois, des dessinateurs invités officient sur Wasteland. Au premier abord, je trouvais que le style de Carla Speed McNeil se démarquait trop de celui de Christopher Mitten pour bien s'insérer dans la série, mais l'impression s'est vite dissipée. Son trait est vraiment plein d'élégance et porte très bien l'émotion du personnage principal. Le trop rare et très talentueux Joe Infurnari enchaine avec une expérimentation très particulière, que j'ai moyennement appréciée, mais qui a au moins le mérite de bien rendre compte de l'ambiance ensablée et poussiéreuse du désert dans lequel l'histoire prend place. Pour l'épisode portant sur le mythe de Marcus, Christopher Mitten se change du séquentiel et laisse la main à Chuck BB pour quelques pleines pages que j'ai trouvé assez peu inspirées. Enfin, dans le dernier double épisode, Mitten quitte son noir et blanc habituel. Il employe à la place une palette de couleurs pastelles aux tonalités chaudes. J'ai pour la peine été complètement bluffé. Dommage que le scénario se termine un peu brutalement, car l'épisode pourrait être l'un des meilleurs de la série jusqu'ici. En tout cas, le travail remarquable de Christopher Mitten justifie à lui seul l'achat de ce tome de Wasteland.
Pour voir : quelques pages en couleur du dernier épisode
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L'histoire : Le Punisher essaie d'assassiner Norman Osborn. Celui-ci en échappe grâce à Sentry qui joue les gardes du corps. Osborn charge alors The Hood d'éliminer le Punisher.
L'avis : Voilà ce qui pourrait devenir ma série préférée du moment chez Marvel. C'est quelque part assez paradoxal, car elle démarre dans le contexte de ce que je déteste chez eux, c'est à dire leur manie de faire du crossover type marée noire (ça s'étend à perte de vue et ça englue tout le monde). Heureusement, le rapport à Dark Reign est finalement assez mince dans cette histoire. Ouf !
Ce qui est plus important, c'est la manière dont Rick Remender prend en main la série. C'est dur et assez violent, comme on s'attend à ce que soit une titre mettant en scène Frank Castle, mais c'est tout sauf sérieux. C'est du Punisher second degré, plutôt drôle sans être hilarant, chargé d'action et plus rocambolesque que crédible. Franchement, ça ne vole pas haut, mais c'est efficace, bien rythmé et intelligemment écrit.
Le plus réjouissant reste tout de même le dessin. Jerome Opeña, très bon sur Strange Girl et Fear Agent (avec Remender déjà), m'a bluffé sur ce titre. Les postures et la dynamique des mouvement sont sans reproches. Le trait est précis, l'encrage très réussi. Je me suis véritablement régalé sur ce point. Dommage que l'artiste cède sa place dans le vol.2 à Tan Eng Huat, dont je n'ai pas trop aimé le travail récent sur Ghost Rider. J'achèterai quand-même, en attendant Tony Moore sur le vol. 3.

L'histoire : Suite à l’arrivée massive de nouveaux habitants, les Freakangels décident de mettre en place de nouvelles structures à Whitechapel. Les travaux sont vite perturbés par deux évènements majeurs, le meurtre sanglant d’un des nouveaux arrivants et la transgression par Karl de la règle que les Freakangels se sont tous imposés : ne pas prendre le contrôle psychique d’autrui pour son plaisir personnel.
L'avis : Le troisième tome de Freakangels brille par ce qui m’a fait aimer la série jusqu’ici : un univers original et des personnages nombreux mais aux voix bien distinctes. La narration reste très décompressée, mais on ne s’ennuie pas une seule seconde. Warren Ellis tire tranquillement les ficelles d’un scénario qui va nous emmener loin. C’est tout du moins l’impression que cela donne à ce stade. Paul Duffield participe beaucoup à l’attrait qu’ont Whitechapel et ses habitants. Il montre moins ses faiblesses techniques que dans le second tome, car les scènes d’action pures sont rares. L’ouvrage se concluant sur un beau cliffhanger, on ne peut qu’impatiemment attendre la suite.
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L'histoire : Dara part à la recherche de Knossos, installé au Mexique où il tire profit de ses pouvoirs dans le trafic de drogue.
L'avis : Dans ma critique du tome précédent, je disais que la série était "bien partie pour se résumer à une histoire de vengeance". C'est effectivement le cas. Après Zakros, Knossos. L'entame de ce troisième opus laisse penser que le scénario va suivre le même fil que dans le chapitre précédent. J'ai donc eu un peu peur de m'ennuyer en lisant la suite. C'était sans compter avec les frères Luna qui ont plus d'un lapin dans leur chapeau.
A partir du second épisode, le récit s'avère passionnant avec des cliffhangers réussis à la fin de chaque épisodes, au point où j'ai été incapable de reposer le bouquin avant d'avoir fini. Autant dire qu'il y a beaucoup d'action, parfois franchement hardcore. Comme dans l'épisode précédent, le tranchant de l'épée donne lieu à des scènes de mutilations qui seraient répétitives à la longue si les frères Luna ne saupoudraient ça d'idée bien futées qui savent surprendre. Du point de vue du développement des personnages, c'est cette fois la relation de Dara à sa mère qui est exploré, avec beaucoup de justesse j'ai trouvé. Enfin, la fin de l'ouvrage offre un rebondissement prometteur pour la suite.
A mon avis, ce chapitre est de loin le meilleur des trois déjà parus. Si les frères Luna transforme l'essai dans le quatrième et dernier tome, The Sword est bien parti pour être leur meilleure production jusqu'ici, devant Ultra et Girls. Croisons les doigts.
Bienvenue sur Comics from Mars, l'espace de Franck, essentiellement dédié à la BD américaine. Certes, vous y verrez passer quelques super-héros colorés, car ils représentent un genre incontournable dans ce type de bandes-dessinées. Mais l'univers du comics est bien plus riche que ça. Je vous proposerai donc d'aller à la rencontre d'auteurs qui expriment leur talent de bien des façons différentes...